4-5 juillet 2013 - Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique

Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique


Colloque organisé par l’EA 1569, équipe LAPS (Linguistique Anglaise Psycholinguistique), et coordonné par Nadine Herry-BénitTakeki KamiyamaAnne Tortel, avec le soutien d’Erwan PépiotÉlise Ryst, et d’Isabel Tejada Sanchez (Univ. Paris 8)
en l’honneur de Jean-Yves Dommergues

Jeudi 4 & vendredi 5 juillet 2013

 

 

2-3 octobre 2014 - De l’expérimental dans l’art / Concerning the experimental in art

Université du Maine - Laboratoire 3 L.AM (EA 4335)

Université Paris 8 - « Transferts critiques et dynamique des savoirs » (EA 1569)

 

De l’expérimental dans l’art
Concerning the experimental in art

 

« Réflexion lumineuse », Antoine Mestre et Maxime Corbeau
Les Grands Ateliers, Expérimentations étudiantes, Fête des Lumières 2013

 

Université du Maine (Le Mans) 2-3 octobre 2014

Programme / program

4 et 5 juillet 2013 - Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique

Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique


Colloque organisé par l’EA 1569, équipe LAPS (Linguistique Anglaise Psycholinguistique), et coordonné par Nadine Herry-Bénit, Takeki Kamiyama, Anne Tortel, avec le soutien d’Erwan Pépiot, Élise Ryst, et d’Isabel Tejada Sanchez (Univ. Paris 8)

en l’honneur de Jean-Yves Dommergues

Jeudi 4 & vendredi 5 juillet 2013

Les contributions à ces journées sont désormais disponibles en ligne.

 

Biographie de Jean-Yves Dommergues

Après avoir obtenu un doctorat de troisième cycle en psycholinguistique (thèse intitulée : « La double origine des erreurs de syntaxe dans l’emploi d’une langue étrangère ») à l’Univer­sité Paris 3 en 1973, sous la direction de Harlan L. Lane et de Jean Perrot, Jean-Yves Dommergues a mené des recherches dans plusieurs laboratoires de recherche : 
 
 
Il a obtenu un doctorat d’État en 1986 (thèse intitulée : « Le traitement des mots et des phrases : approche psycholinguistique ») à l’Université Paris 3, sous la direction de Jean Perrot (Jury : Ivan Fónagy, François Grosjean, René Gsell, Jean Perrot, Boris Rybak et Juan Segui).
 
Il a créé en 2004 l’équipe de recherche d’Université LAPS (Linguistique Anglaise Psycholinguistique) à l’Université Paris 8, qui a été intégrée en 2006 à l’EA 1569 (Transferts critiques et Dynamique des savoirs) de Paris 8.
 
Jusqu’ici, Jean-Yves Dommergues a dirigé 18 thèses et HDR, participé aux jurys d’une soixantaine de thèses et HDR et aux jurys de quelque 130 DEA ou M2.
 
 
 

23-25 novembre 2015 - Text/ures de l’objet livre : hybridation, transposition, transmédiation

COLLOQUE INTERNATIONAL

23, 24 ET 25 NOVEMBRE 2015

TEXT/URES DE L’OBJET LIVRE :

HYBRIDATION, TRANSPOSITION

TRANSMÉDIATION

ARCHIVES NATIONALES UNIVERSITÉ PARIS 8
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES ARTS DÉCORATIFS
ORGANISÉ PAR GWEN LE COR ET STÉPHANE VANDERHAEGHE
LABEX ARTS-H2H.FR

 

Retour sur l’événement :

 

 

 

 

 

13-15 octobre 2016 - Indépendance(S) 2016-1776

Colloque international - Indépendance(s) 2016-1776
13-15 Octobre 2016
musée d’art et d’histoire de Saint-Denis / Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

 

Programme

Inscriptions en ligne sur https://www.weezevent.com/colloque-international-independances-2016-1776

Contact : independancep82016@gmail.com

 

Jeudi 13 octobre - musée d’art et d’histoire de Saint-Denis

Accès libre dans la limite des places disponibles

9h30  Accueil des participants

10h  Ouverture du colloque

10h30-12h45  L’indépendance : un héritage pour les arts
Présidence : Hélène Aji (Paris Ouest)

•  Marine Paquereau (Bourgogne) : « Héritage de l’Indépendance et identité américaine dans Independence Day de Richard Ford (1995) : de l’historique au banal, de l’indépendance à la fragmentation »
•  Claude Servian (Grenoble) : « L’héritage de l’indépendance dans le discours chorégraphique états-unien de la fin du XIXe au XXIe siècle »
•  Simele Soares Rodrigues (Lyon III) : « L’art abstrait américain : la reconnaissance d’une peinture indépendante ? »
•  Mathilde Schneider (Musée National Franco-Américain du Château de Blérancourt) : « Regard français sur le rôle des Amérindiens dans la Révolution et la guerre d’Indépendance américaines »

12h45-14h15 Déjeuner libre

14h30- 15h30 Conférence plénière : Jack Rakove (Stanford University) :

« An Old Question : What was Revolutionary about the American Revolution ? »

-  Présentation : Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8/IUF) -  Discutant : Gérard Hugues (Aix-Marseille)

15h30-15h45 Pause

15h45-17h30  L’indépendance : une vision atlantique
Présidence : Marc Bélissa (Paris Ouest)

•  Roy Carpenter (Grenoble-Alpes) : « ‘For the establishment of liberty, for the preservation of our country’ : The Polish Constitution of May 3rd, 1791 as Declaration of Independence »
•  Syrine Fahrat (Paris 8) : « Révolutions dans l’espace atlantique : la Révolution américaine et la Révolution haïtienne : une approche comparative »
•  Nicola Cucchi (La Sapienza, Rome) : « Visions of Independence »

18h-19h30 Cocktail et visite exposition au Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis

Entre deux petits fours, « les mains libres » (de verres et d’assiettes !) et « les yeux fertiles », nous vous invitons à visiter de manière autonome la collection Paul Eluard. C’est aux 1er et 2e étages du Pavillon Louis XV, au-dessus de votre salle de conférence. Livres, estampes, photos et dessins vous révéleront l’engagement du poète et de ses amis artistes, notamment de Picasso, en faveur de la liberté de création et de l’indépendance des peuples et des individus. Pensez à ouvrir les tiroirs !

 

Vendredi 14 octobre - musée d’art et d’histoire de Saint-Denis

Accès libre dans la limite des places disponibles

9h30 Accueil des participants

9h45-10h45 Conférence plénière : Cécile Roudeau (Paris Diderot)

« Declaration Inc. : The Unfinished Business of Independence in American Letters »
-  Présentation : Audrey Fogels (Paris 8) -  Discutant : François Specq (ENS Lyon)

10h45-11h Pause

11h-12h30  : Constructions linguistiques, littéraires et philosophiques de l’indépendance
Présidence : Michel Imbert (Paris Diderot)

•  Lilli Parrott (Paris 8) : « Independency of Early American English ? »

•  Cécile Chartier (Evry-Val-d’Essonne) : « The New York Times and “John Bull’s Times” : New York’s cultural independence from London in newspapers, literary magazines and satirical illustrated papers in the 1850’s »

•  Stéphanie Carrez (Tours) : « Nathaniel Hawthorne, ou l’écriture sous contrainte de
l’indépendance américaine »

•  Pierre-Héli Monot (Göttingen) : « Independence, Indifference and Inference : Knowledge
Practices around 1850 »

12h30-13h30 Déjeuner sur place

13h30-15h  : L’indépendance et la Révolution américaine

Présidence : Susan Lachenicht (Bayreuth)
•  Sophie Jorrand (La Réunion) : « From the Radical Independence of the Freebooters’ Communities to Inter-dependence between Governorship and Piracy in the Atlantic World (end 17th-beginning 18th »
•  Trevor Burnard (Melbourne) : « Loyalism and Rebellion in Plantation Societies : The West Indies and the American Revolution »
•  Andrew O’Shaughnessy (Thomas Jefferson Foundation, Virginie) : « The British Empire and the Origins of the American Revolution »
•  Clément Thibaud (Nantes) : « La Déclaration de 1776 et les premières déclarations d’indépendance hispano-américaines (1811-1813) »

15h-15h15  Pause

15h15-16h45  : L’indépendance : contrat social et vision politique contemporaine
Présidence : Romain Huret (EHESS)

•  Juliette Tran-Manicki (Lyon 2) : « ‘Some Convenient tree will afford them a State House’ : Nature et politique dans la littérature révolutionnaire »
•  Frédéric Heurtebize (Paris Ouest) : « Du contrat en Amérique : la Déclaration d’Indépendance et les fondements du pacte social aux États-Unis »
•  Françoise Coste (Toulouse Jean Jaurès) : « Ronald Reagan : Quand la Révolution et le conservatisme ne font plus qu’un »
•  Alice Béja (Sciences-Po, Lille) : « Protest and Independence : The Quicksands of the American Creed »

19h30 Réception au Cercle France-Amériques, 9-11 avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris

Sur inscription préalable auprès des organisateurs du colloque

 

Samedi 15 octobre - Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis - Salle B106, bâtiment B1

Pour accéder à l’université, se munir du programme et d’une pièce d’identite

9h30 Accueil des participants

10h-11h Atelier 6 (1ère partie) : Freedom Seekers : Fugitives Slaves in North America (1)
Présidence : Élodie Peyrol-Kleiber (Poitiers)

• Anne-Claire Faucquez (Paris 8) : « Running Away in Seventeenth-Century New York : An Early Act of Resistance »

• Damian Pargas (Leiden) : « Beacons of Freedom : Spaces of Formal and Informal Freedom for Fugitive Slaves in North America, 1777-1860 »

11h-12h Atelier 6 (2ème partie)  : Freedom Seekers : Fugitives Slaves in North America (2)
Présidence : Claire Parfait (Paris 13)

•  Gordon Barker (Bishop’s University) : « Revisiting British Principle Talk : Fugitive Slave
and Free Black Expectations, and Racist Realities in Early Ontario »

•  Thomas Mareite (Leiden) : « Slave refugees and notions of independence, Texas, c.1830-c.1860 »

12h15-13h15 Déjeuner-buffet

13h30-15h45  : Indépendance et République des Lettres
Présidence : François-Joseph Ruggiu (Paris Sorbonne, CNRS)

•  Gilles Bancarel (Association G-T Raynal) : « Franklin et Raynal, du combat pour l’indépendance au symbole de la liberté »
•  Agnès Delahaye (Lyon 2) : « Independence and the colonial tradition : Jeremy Belknap and the historiography of New England »
•  Florence Borella-Petroff (Paris 8) : « “An unalienable right of talking nonsense” : l’écho de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 dans la presse écossaise »
•  Iris de Rode (Paris 8) : « La bataille de Yorktown vue par deux acteurs français : F-J Chastellux et G-M Dumas à partir de sources inédites »

15h45-16h Clôture du colloque 

 

Comité d’organisation : Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8/IUF), Audrey Fogels (Paris 8), Brigitte Félix (Paris 8), Hélène Aji (Paris Ouest), avec l’aide d’Anne-Marie Libério (doctorante, Paris 8)

Partenaires : Ce colloque bénéficie du soutien et des financements des partenaires ci-dessous. Il s’inscrit également dans le programme du pôle nord-est de l’Institut des Amériques.

 

10-11 juillet 2017 - Poets and Critics 2017

Le dix-huitième symposium du groupe de recherche Poets & Critics aura lieu 

 

 

lundi 10 et mardi 11 juillet 2017, 10h-17h

Université Paris 7, Bâtiment Olympe de Gouges, salle 830

 

 

autour de Ron Padgett, écrivain, poète, critique, traducteur,

associé à ce que l’on appelle « l’école de New York ».

 

 

Il est ouvert à tous les chercheurs et étudiants intéressés.

Merci de confirmer votre participation auprès d’un des organisateurs.

Informations disponibles sur le site www.poetscritics.org

 

 

 

Symposium organisé avec le soutien de :

 

  • l’Institut Universitaire de France,
  • du LISAA (EA 4120), Université Paris Est Marne-la-Vallée,
  • du LARCA, Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones, U. Paris Diderot,
  • et de l’EA 1569 TransCrit, Université Paris 8,
  • et avec le soutien de la Poetry Foundation.

 

Pour information, Ron Padgett sera l’invité du festival littéraire de La Baule du mercredi 12 juillet au dimanche 16 juillet avec les auteurs et artistes américains Jim Dine, Laird Hunt et Eleni Sikelianos.

 

 

 

Poet, editor, and translator Ron Padgett was born in 1942 in Tulsa, Oklahoma. As a high-school student he founded the avant-garde literary journal The White Dove Review with his friends and fellow students Joe Brainard and Dick Gallup. Soliciting and publishing work from poets such as Allen Ginsberg and Robert Creeley, the magazine ran for five issues. Padgett moved to New York City in 1960 to attend Columbia College. Awarded a Fulbright in 1965, Padgett spent a year in Paris studying and translating French poetry. He eventually made his home in New York City’s East Village and became a vital part of the Second Generation New York School Poets, a group that included Ted Berrigan, Brainard, and others.

Padgett is the author of over 20 collections of poetry, including Great Balls of Fire (1969, reissued 1990) ; You Never Know (2001) ; How to Be Perfect (2007) ; How Long (2011), a finalist for the Pulitzer Prize ; and Collected Poems (2013), winner of the L.A. Times Book Prize. He has collaborated with the poet Ted Berrigan and the artists Jim Dine and George Schneeman. Of Padgett’s work, poet David Lehman wrote in Poetry : “The great legacy of French Surrealist and Dadaist writing makes itself felt in his poems.” Voice Literary Supplement contributor Karen Volkman, reviewing Padgett’s 1995 New and Selected Poems, commented : “This … is a fine sampling of a restless, hilarious, and haunting lyric intelligence, a ‘phony’ whose variable voices form a rare and raucous orchestration : the real thing.”

In addition to poetry, Padgett has published numerous collections of prose : Blood Work : Selected Prose (1993), Ted : A Personal Memoir of Ted Berrigan (1993), and The Straight Line : Writing on Poetry and Poets (2000). He has also translated work from the French by writers Blaise Cendrars and Guillaume Apollinaire.

Padgett has been a teacher, director of the Poetry Project at St. Mark’s Church, and publications director at the Teachers & Writers Collaborative. He is currently a Chancellor of the Academy of American Poets, and lives in New York City and Vermont.

 

 

Extensive bio at : www.poetscritics.org

8-9/11/2017. Colloque international. Unexpected Intersections : Translation Studies and Genetic Criticism

Université de Lisbonne (Portugal)

 

Programme colloque Unexpected Intersections : Translation Studies and Genetic Criticism

 

 

9-10/11/2017. Colloque international. Traduire l ’ autre pratiques interlinguistiques et écritures ethnographiques

Université de Bologne (Italie)

 

Programme à venir.

18-20/04/2017. Colloque international. La theoresis implicite. La langue et les langues dans la genèse du texte

Université de Pise (Italie)

 

Programme à venir

04-05/10/2018. Colloque. « Outils méthodologiques en anglais de spécialité »

4 et 5 octobre 2018

colloque

« Outils méthodologiques en anglais de spécialité »

 

 

les informations seront communiquées ultérieurement.

22-23/06/2018. Colloque international. Traductions et adaptations des classiques dans le théâtre anglophone contemporain

Appel à communications.

Colloque international.

Traductions et adaptations des classiques dans le théâtre anglophone contemporain

22-23 juin 2018

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

et

Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle

 

Organisateurs :

  • Isabelle Génin (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle),
  • Marie Nadia Karsky (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis),
  • Bruno Poncharal (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle)

 

  • EA 1569 TransCrit, EA 4398 PRISMES
  • TRACT, avec la participation de RADAC (radac.fr)

 

Appel à communication Traductions et adaptations des classiques dans le théâtre anglophone contemporain

 

 

Dernière mise à jour le 27/10/2017

22-23/11/2017. Colloque international. Le corps du traducteur

22 et 23 novembre 

Colloque international

Le corps du traducteur,

(Le Cube et Fondation des US),

organisation Vincent Broqua et MN Karsky

Programme colloque Le corps du traducteur

Penser librement en religion dans les pays anglophones / Thinking freely in religion in english-speaking countries - 14/15 mars 2019

Avec le soutien des laboratoires suivants / sponsored by : CREA (Paris Nanterre) ; Histoire et Dynamiques des Espaces Anglophones (Sorbonne Université) ; PHARE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; TransCrit (Université Paris 8).

Lieu / Location : Salle du 6e, Maison des Sciences Économiques de l’Université Paris 1, 106 Bd de l’Hôpital, Paris 13e

Conférenciers pléniers / Keynote speakers : Kirsten Fischer (University of Minnesota) & Nicolas Slee (The Queen’s Foundation, Birmingham).

Date limite d’envoi des propositions (500 mots ainsi qu’un CV) / deadline for submissions (500 words + CV) : 30/09/2018.

Propositions à envoyer à / Please send proposals to nathalie.caron [at] paris-sorbonne.fr & remy.bethmont [at] univ-paris8.fr


 

APPEL A COMMUNICATIONS / CALL FOR PAPERS 

scroll down for English

 

Dans Discourse of freethinking, occasion’d by the rise and growth of a sect call’d Free-Thinkers publié en 1713, l’Anglais Anthony Collins défendait le droit de penser librement (« the right to think freely ») qui seul, affirmait-il, permettait de connaître la vérité. Collins remettait par ailleurs en question le caractère probant des prophéties, qui, selon lui, ne fournissaient pas la preuve que Jésus était le Messie. Réagissant à la publication, le théologien anglican Benjamin Ibbot déclara : « Mais l’intention de la plûpart de ceux qui se prévalent de la liberté de penser, ne laisse pas d’être suspecte. Au lieu d’examiner toutes choses pour retenir ce qui est bon, il paroît que leur vûe est de penser librement, ou pour ne rien croire, ou pour s’acquérir le droit de vivre avec licence » (Benjamin Ibbot, La vraie idée de l’usage que l’on doit faire du jugement particulier ; ou de la liberté de penser, 1713). La réaction du théologien est emblématique d’un état d’esprit : en Grande-Bretagne au tout début du XVIIIe siècle, alors que se développait ce qui était déjà appelé depuis la fin du siècle précédent « la libre pensée », c’est sous le régime du soupçon qu’était placée la tentative de penser librement en religion, comme s’il ne pouvait jamais s’agir que d’une stratégie de dissimulation de cette forme de libertinage intellectuel que serait l’athéisme, ou du libertinage tout court.

On retrouve la corrélation entre libre pensée et sexualité dans la plupart des attaques contre les grands « infidèles » : ainsi de Thomas Paine, l’auteur de The Age of Reason, dont ses détracteurs disaient qu’il était impuissant, ou encore de la libre penseuse féministe Frances Wright, Écossaise devenue citoyenne américaine, fondatrice avec Robert Dale Owen du magazine The Free Enquirer, que l’on appelait la « grande prostituée rousse ».

Il est remarquable que l’expression « libre pensée » se passe de précision : la libre pensée s’énonce comme étant d’emblée une pensée à l’égard de la religion, et plus précisément contre la religion, voire à l’écart de la religion. Il est tout aussi remarquable que l’expression sous-entende une absence de liberté au sein des religions instituées. La liberté de penser, toutefois, ne s’exerce pas uniquement au sujet des dogmes et du clergé, ou contre eux. Elle n’implique pas toujours l’anticléricalisme. Les institutions elles-mêmes fabriquent en leur sein, avec plus ou moins de libéralité, des espaces de liberté pour l’expression de la pensée religieuse. Ce fut le cas de l’Église médiévale, qui, loin de n’avoir produit que soumission religieuse comme le voudrait sa légende noire, a créé les conditions de l’individualisation comme de l’apparition de formes originales de vie spirituelle. Ou encore de la Réforme qui a introduit le concept de libre examen. Penser librement en religion ne consisterait donc pas seulement à penser contre la religion ou en dehors de la religion, mais aussi à penser avec la religion.

Car les traditions religieuses et leurs textes fondateurs fournissent aux croyants des ressources intellectuelles parfois insoupçonnées qui permettent aux fidèles d’introduire du jeu dans la structure religieuse et de mettre ainsi en mouvement leurs catégories. Cela conduit à penser autrement le rapport au religieux ou au divin, mais aussi à poser un ensemble de questions politiques et sociales qui, sinon, demeurent impensables. Deux exemples de ce processus sont la théologie queer qui a fait son apparition de manière plus ou moins significative au sein des monothéismes, et les féminismes chrétiens, juifs et islamiques qui reposent sur une lecture non patriarcale des textes sacrés et plus généralement de la tradition religieuse.

L’objet du colloque sera de réfléchir à une inversion de la charge du soupçon et de sortir du binarisme dans lequel le débat sur la « libre pensée » a trop souvent été enfermé, afin de porter un regard nuancé sur une réalité plus complexe que ce qu’en donnent à croire les raccourcis polémiques. La notion de « liberté » sera interrogée dans ses fondements théologiques et ecclésiaux. Liberté de penser en religion et liberté religieuse seront distinguées, comme le seront, d’une part, libre pensée et pensée religieuse libre et, d’autre part, liberté de conscience et liberté de dire ce que l’on pense.

Comment le « penseur libre » pense-t-il en religion ? Que revendique-t-on ou manifeste-t-on, à différentes époques et dans différents contextes, quand on affirme vouloir « penser librement » de l’intérieur d’une tradition religieuse ? Comment se dit, et se vit, ce qui est alors pensé ? La liberté de penser en religion – celle même qui peut mener à l’hérésie, à l’impiété, au blasphème – n’est-elle pas la condition sine qua non de la survie et de l’expansion d’une tradition religieuse ? Liberté de penser et sécularisation ont-elles un lien de cause à effet ?

On pourra mobiliser la sémantique pour se demander ce qui différencie « free thought », écrit aussi « freethought », « free enquiry », hétérodoxie, dissidence, ou encore doute et scepticisme. On pourra également poser des questions d’ordre linguistique. Ainsi, si l’on constate que la place obligée de l’adjectif devant le nom en anglais n’autorise pas la précision que permet le français, qui démêle sans les opposer libre pensée et pensée libre, on peut considérer que l’absence de neutre en français est un obstacle à la possibilité de penser le divin de façon non genrée. En d’autres termes, pense-t-on plus librement en religion en anglais ou en français ? On cherchera in fine à établir s’il est possible d’identifier une, voire plusieurs, tradition(s) anglophone(s), de libre pensée ou de pensée libre.

 

CALL FOR PAPERS

In his Discourse of free-thinking, occasion’d by the rise and growth of a sect call’d Free-Thinkers (1713), Anthony Collins vindicated the “right to think freely,” which, he argued, was the only way to discover truth. Collins went on to challenge the view that the prophecies provided compelling evidence that Christ was the Messiah. In response to such claims, the Anglican theologian Benjamin Ibbot took to the pulpit to launch a counterattack : “This is what there are great pretences to at present, under the Name of Free-Thinking ; which, if taken in a right sense, has nothing in it but what is commendable, and tends to promote the Interest of true Religion ; but in the sense wherein it seems of late to have been taken, … it is of a very pernicious Consequence, destructive not only of Reveal’d, but of all true Religion, and undermining the Foundations of all Certainty, and opening a door to Libertinism and ScepticismAtheism and Infidelity” (The True Notion of the Exercise of Private Judgment, or Free-Thinking, 1713). Ibbot’s strictures reveal the prevailing state of mind of his time. In early 18th century Britain, as “free thinking” was gaining ground, the attempt to think freely in religion was considered suspicious, possibly a devious strategy to smuggle in atheism (itself a form of intellectual libertinism), or even libertinism tout court, under the guise of a new form of intellectual freedom.

The correlation between freethought and sexuality can be found in most attacks on prominent “infidels.” Accusations of sexual impotence were levelled at Thomas Paine, the author of The Age of Reason, and Frances Wright, the Scottish feminist freethinker who became a United States citizen and co-edited The Free Enquirer with Robert Dale Owen, was called “the great red harlot” by her detractors.

It is of note that the term “freethought” should be seen as self-explanatory, referring to some form of thought about, against, outside of religion even without any explicit mention of religion. It is hardly less remarkable that the term should imply an absence or lack of freedom within religious institutions. Freedom of thought is not, however, necessarily exercised about or against religious dogmas and clerical institutions, nor does it always presuppose anticlericalism. With more or less liberalism, the religious institutions themselves create spaces of freedom for the expression of religious thought. That was the case of the Medieval Church, which actually did not generate submission to religious authorities only, as the black legend has it, but also produced the conditions for the rise of the individual and the subsequent emergence of new forms of spiritual experiences. Later, the Protestant Reformation introduced the concept of free enquiry. Thinking freely in religion includes thinking not only against or without, but also within religion.

Religious traditions and their foundational texts provide believers with significant, though often unacknowledged, intellectual resources. They enable the faithful to introduce some creative spaces into religious structures and some fluidity into fixed religious categories. This leads to different ways of relating to religion and the divine, as well as addressing political and social issues which would otherwise remain untouched by the religious imagination. The process can be exemplified by the development of queer theology, whose presence can be felt in various degrees in the three monotheistic religions, or by Christian, Jewish and Muslim feminisms with their non-patriarchal approaches to the sacred texts and religious traditions.

Moving away from a narrow understanding of the “freedom to think” as the mere inverted mirror of religion, we welcome papers on the constructive contributions of free religious thought to religion per se, as well as papers which discuss the theological and ecclesiastical foundations of the notions of liberty and freedom. We encourage participants to distinguish between thinking freely in religion and religious freedom, on the one hand, and free religious thinking and freethought, on the other.

How does the “free” thinker think in religion ? What does one claim or proclaim at various times and in various contexts when one professes the desire to think “freely” from within a religious tradition ? How can one express and experience what is then being thought ? Is not the freedom to think in religion—that very freedom that can lead to heresy, impiety, or blasphemy—the sine qua non of the survival and expansion of a religious tradition ? Is there a causal relationship between freedom of thought and secularization ?

Semantic variations may also be explored. What is the possible difference in meaning and scope between “free thought” (or “freethought”), “free enquiry”, heterodoxy, dissent, or even skepticism and doubt ? How enlightening can linguistic specificities be in the matter ? For example, the English word order does not allow the subtle distinction between “libre pensée” and “pensée libre” readily available to French speakers. Conversely, the lack of a neutral grammatical gender in French may preclude any attempt to theorize the deity and the divine in gender-neutral terms. Does it mean that one can think “more freely” in English (or in French) in religious matters ? We will seek to establish and/or question the existence of one—or more—idiosyncratic English-speaking traditions of free thought.

Penser librement en religion/Thinking Freely in Religion 14 > 15 MARS 2019

THURSDAY, MARCH 14, 2019

Venue : Maison des sciences économiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 106, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris 

9:00 am Refreshments Opening of the conference and words of welcome

9:30 am Chairs : Clotilde Prunier (Paris Nanterre) et Cyril Selzner (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Pierre Le Duff (Université de Strasbourg)
“For thee, Oh God, to know, and thee to feare” : George Wither’s A Collection of Emblemes (1635) and Religious Independence.

Nicolas Correard (Université de Nantes) Religion and Irreligion in English Dialogues of the Dead : Polemics on Free-Thinking in a Literary Genre.

10:50 am Refreshment break

11:10 am Diego Lucci (American University in Bulgaria)
Freedom of Conscience and Religious Toleration in the Socinians and in Locke.

11:50 am Luncheon (in the same building) (1:00-2:00pm – Culture et religion dans les pays anglophones business meeting)

2:00 pm Chair : Nathalie Caron (Sorbonne Université)

Kirsten Fischer (University of Minnesota)
Rethinking Religious Freethought in the Early United States.

3:00 pm Refreshment break

3:15 pm Chair : Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8)

Linford Fisher (Brown University)
Was Roger Williams a Free Thinker ?

Irina Khruleva (Moscow State University)
Charles Chauncy and the Shaping of a Free-Thinking Tradition in British North America.

Michal Warchala (Pedagogical University of Cracow)
Thinking Beyond Religion ? Romanticism and (Post)Christianity.

5:15 pm Concluding remarks

8:00pm Dinner at restaurant Marty 20 Avenue des Gobelins, 75005 Paris 


 

FRIDAY, MARCH 15, 2019

Venue : Maison des sciences économiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 106, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris 

9:00 am Refreshments

9:30 am Chair : Pierre Lurbe (Sorbonne Université)

Auréliane Narvaez (Paris 1-Panthéon Sorbonne)
“My friends, Thomas Paine, though dead, yet speaketh” : Resurgences and Reincarnations of Deistic Freethought in the American Spiritualist Movement (1848-1887).

Jean-Louis Marin-Lamellet (Université Savoie Mont Blanc)
“They raised nothing at all in Kansas except the age of consent” : Thinking Freely in Religion and Age of Consent Controversies within American Freethought Circles in the 1890s.

10:50 am Refreshment break

11:10 am Jean-Michel Yvard (Université d’Angers)
From Freethought to Secularism : G. J. Holyoake and the London Secular Society.

11:50 am Luncheon (in the same building)

2:00 pm Chair : Rémy Bethmont (Paris 8)

Karima Djennane (Sorbonne Université)
Libre de penser et d’interpréter le Coran au féminin.

Suzanne Bray (Université catholique de Lille)
Freedom from ‘Pre-Digested Opinions’ and ‘Categorical Conclusions,’ Freedom to ‘Think Critically and Explore’ : Post-Evangelicals and the Anglican Church.

3:20 pm Refreshment break

3:40 pm Chair : Françoise Deconinck-Brossard (Paris Nanterre)

Blandine Chélini-Pont (Université Aix Marseille) et Frédéric Dorel (École Centrale de Nantes 1)
Penser à la marge : ‘la liberté d’esprit’ des grands Jésuites américains du XXe siècle et leur influence sur le processus de reformulation doctrinale de l’Eglise catholique.

Hans Le Grand (Vrije Universiteit Amsterdam)
Gordon Kaufman and the Theology of the Religious Seeker.

5:00 pm Concluding remarks

 

 

COLL - Appel à communication - La poésie contemporaine, les médias et la culture de masse

La poésie contemporaine, les médias et la culture de masse

Colloque international
ELTE, Budapest, 19-21 septembre 2019

Dans la culture occidentale, du Moyen-Âge à nos jours, le public de la poésie contemporaine et son mode de réception ont fluctué. On constate le plus souvent un éloignement entre une écriture poétique novatrice et complexe, et l’ensemble des lecteurs potentiels. Cet écart se produit pour de nombreuses raisons : au XXe siècle, l’une d’entre elles est peut-être l’extériorisation de la mémoire humaine sur divers supports, du livre au numérique, suppléant à la pratique de mémorisation de la poésie.

Si la poésie au tournant du XIXe au XXe siècle a commencé à être perçue comme un art d’apparence difficile, de nombreux poètes contemporains (pour ne citer que Kevin Killian ou Anne Waldman dans le domaine nord-américain) continuent à s’inspirer de la culture de masse et ses médias, pour la détourner ou pour la tisser dans la matière de leurs textes, non sans rapport avec l’assouplissement des règles prosodiques traditionnelles.

L’emploi des technologies nouvelles au cours de la création et de la performance poétiques peut permettre de renouer avec des lecteurs qui ne sont plus uniquement des lecteurs, mais des utilisateurs actifs du monde des écrans. Des productions telles que le vidéo-poème, les appropriations des pratiques du web ou encore le développement de la poésie sur les nouveaux médias (blogs, réseaux sociaux) sont quelques exemples parmi d’autres de la tendance actuelle de la poésie à investir les médias de la culture contemporaine. Parallèlement, les performances poétiques se sont développées comme un corollaire de l’émergence de nouveaux médias comme la bande magnétique dans les années 1950, les systèmes d’amplification de la voix, et, plus récemment, les supports multimédias. Il semble ainsi que les performances poétiques, les lectures de poésie, les films poétiques touchent un public large, qui aspire à « voir » et écouter la poésie, parfois comme alternative au livre.

Le but de ce colloque est d’examiner le dynamisme du rapport de la poésie avec les médias audiovisuels et sociaux dans la société occidentale. On souhaite interroger certains phénomènes caractéristiques de la composition, de la performance et de la consommation de la poésie contemporaine, de l’axe de l’interférence entre parole poétique, sa sonorité et l’image (fixe ou mouvante). On tentera ainsi de répondre aux questions suivantes :

Comment agissent les poètes dans leur rapport à la culture populaire ou la culture de masse ?Comment leur poétique se nourrit-elle de la culture de masse ? Permet-elle d’atteindre un public plus large ? Quelles sont les conditions d’appropriation et de remise en circulation de la culture populaire et de la culture de masse au sein des poétiques contemporaines ?
Comment les performances publiques (poésie sonore, « slam », post-poésie…), productions éphémères d’un monde que rend possible l’enregistrement immédiat et le stockage des « données », changent-elles la poésie ?
En quoi les compositions poétiques enregistrées et créées par des techniques cinématographiques/vidéographiques/numériques et diffusées sur internet modifient la poésie dans sa pratique et dans sa conception ?
Peut-on parler d’une démocratisation ou d’une nouvelle popularisation de la poésie en se référant à son usage ouvert à tout le monde sur les réseaux sociaux ?

Nous attendons des propositions au sujet des formes d’expression poétiques qui exploitent les médias audiovisuels et numériques et l’impact réel de cette ouverture vers un public plus large ou bien vers une complexité intermédiale, difficile à atteindre par la forme du livre imprimé.

Date limite des propositions : le 21 avril 2019.

Les éventuelles questions et les proposition d’au maximum 300 mots accompagnées d’une courte bio-bibliographie (d’au maximum 5 lignes) sont à envoyer aux organisateurs en français ou en anglais à l’adresse e-mail suivante : poemedias2019@gmail.com.

Comité d’organisation :

Levente Seláf (ELTE Budapest), Zsófia Szatmári (ELTE Budapest ; Université Paris 8)


Contemporary poetry, media, mass culture
ELTE, Budapest, 19-21 September 2019
 
In Western culture, from the Middle Ages to nowadays, contemporary poetry’s public and ways of reception have always varied. One can observe often a distanciation between innovative poetry (sometimes deemed “complex”), and the mass of potential readers. There are several reasons for which this distanciation may have happened, during the 20th century, such as the exteriorisation of human memory on various apparatuses, from books to digital supports, it seems replacing the practice of memorizing poetry.
If poetry at the turn of the 19th and 20th century had been particularly perceived as an intellectual, complex and potentially abstract art, many contemporary poets (such as Kevin Killian or Anne Waldman in North American poetries) continue to look for inspiration in mass culture, and divert it or incorporate it in their texts.
Use of new technologies in poetic creation and performance can can result in the reconnection with readers, who are not only readers, but active users of screens. Productions such as videopoems, use of online techniques and knowledge, or even development of poetry on new media (blogs, social networks) to give a few examples of the current trends of poetry making use of the contemporary media. Besides, poetic performance art developed as a corollary to the new media, such as using tape in the 1950s, the sound amplification systems, and more recently, multimedia devices. As a result it seems that poetic performance, poetry readings, poetic films reach a larger public, who may prefer to see and hear poetry, sometimes as an alternative to books.
This conference focuses on the dynamics between poetry and the audiovisual/social media in contemporary western society. We would like to question typical tendencies in contemporary poetic composition, performance and poetry consumption, in the light of intersections between the poetic word, its sonority and (still and moving) images. Papers will seek to address the following questions, among others :
How do poets proceed in their relation to popular or mass culture ? How does mass culture enrich their poetics ? Does it help them to reach a larger audience ? On what conditions popular or mass culture becomes assimilated and then released to common use in contemporary poetics ?
How has poetry been altered by public performances (sound poetry, slam, postpoetry...), and ephemeral productions of a world allowing us to record and stock data ?
How has the conception and practice of poetry been transformed by poetic compositions, recorded and created by cinematographic/videographic/digital techniques, and published on the Internet ?
Can we speak of a democratisation or a renewed popularisation of poetry seen its open use on social networks ?

We are expecting proposals on poetic forms nourished by audiovisual and digital media and which could have an effective impact on a larger public, which would be rich by its use of intermedial techniques, that the book form couldn’t reach.

The conference will be held in English and French, but participants are welcome to present poetries of different languages. General queries and abstracts of no more than 300 words and a bio-bibliography of at maximum 5 lines, in English or in French should be sent to the following e-mail address : poemedias2019@gmail.com

Deadline for applications : 21st April 2019.

Organized by :
Levente Seláf (ELTE Budapest) Zsófia Szatmári (ELTE Budapest ; Université Paris 8)

Appel à communication — La littérature américaine à l’épreuve de l’innovation technique

Appel à communications

 

LA LITTÉRATURE AMÉRICAINE CONTEMPORAINE A L’EPREUVE DE L’INNOVATION TECHNIQUE

Conférence internationale à Paris · 24 et 25 janvier 2020

Universités Sorbonne Nouvelle & Paris 8 Vincennes Saint-Denis

 

Paul Virilio In Memoriam

 

“The novel in the embrace of new technologies will be the novel that writes itself.”

 “Will advancing technology revitalize human consciousness or drown it forever ?”

 

Don DeLillo (Peter Boxall personal correspondence)

 

Reprenant le titre d’un ouvrage récent de Xavier Pavie[1], "L’innovation à l’épreuve de la philosophie", cette conférence se propose d’interroger les relations de la fiction américaine aux innovations qui ont marqué les premières décennies du 21e siècle : Internet, médias sociaux, objets et environnements intelligents, intelligence artificielle, nanotechnologies, ingénierie génétique et autres biotechnologies, transhumanisme. Ces innovations techniques redéfinissent la manière dont nous habitons notre monde, interagissons les uns avec les autres et appréhendons l’humain dans son rapport de plus en plus étroit à la machine, non plus, comme autrefois, soigné ou réparé, mais désormais augmenté ou remplacé. Qu’en est-il alors de nos pratiques artistiques et culturelles ? Ces avancées récentes modifient-ils la langue et la littérature ? C’est afin d’explorer ces questions que nous aborderons le lien réciproque du progrès technique et de la fiction : comment la fiction est-elle transformée par les progrès techniques (dans ses sujets, dans ses structures, dans son style, dans son rapport aux lecteurs) et inversement quelles représentations du progrès peut-elle leur opposer ? En d’autres termes, dans quelle mesure l’innovation technologique renouvelle-t-elle ce qui relève du littéraire, et auquel cas, par rapport à quelles normes d’écriture, voire par rapport à quels protocoles (Alexander Galloway[2]) ? Dans un monde qui « s’est fait nombre » (Olivier Rey[3]) et paraît avoir rétabli, après la mort de Dieu, une nouvelle transcendance sous le visage inédit de la technique[4], comment la littérature appréhende-t-elle cette humanité non plus seulement engendrée et conçue à l’image de Dieu, mais qui, traversée par la « honte prométhéenne » (Günther Anders[5]) d’avoir été mise au monde selon un processus aveugle et hasardeux, peut à présent devoir son existence aux algorithmes et se voir fabriquée ? Si les sciences humaines ou la philosophie sondent les dimensions éthiques des manipulations technologiques actuelles (génétique, clonage, mort cérébrale), qu’en est-il de la fiction[6] ? Si l’ironie constituait autrefois « la liberté de l’écrivain à l’égard de Dieu » (Lukacs, Théorie du roman), peut-elle encore se déployer dans une époque caractérisée par la transcendance artificielle ou le sublime technologique qui marque un retour forcené de la métaphysique ?

Outre les changements ontologiques permis par la technologie et son intervention croissante sur les origines et les fins, la fiction peut-elle offrir une critique des nouveaux médias et des bouleversements qu’ils précipitent ? En quoi la temporalité de la littérature répond-t-elle au temps technique soumis à l’impératif de l’efficacité (Huxley, The History of Tension), où le présent est esclave du futur (Bataille, Le Souverain), celui d’un telos productiviste et consumériste, dont la résolution sans cesse différée génère un temps uniforme et sans repos (Jonathan Crary, 24/7 Late Capitalism and the End of Sleep) ? Est-elle condamnée à la paradoxale mimesis d’une « société de transparence » -sans obstacle-telle que la définit le philosophe allemand Byung-Chul Han (société « positive, d’exposition, d’évidence, pornographique, d’accélération, de l’intime, de l’information, du dévoilement et du contrôle »[7]) ? Quels défis le nouveau monde virtuel lance-t-il au littéraire qui pouvait longtemps se targuer d’avoir la primauté de l’échappée du réel ? Dans un contexte où il devient possible de produire des œuvres « calculées », la littérature est-elle encore en mesure d’opposer le surgissement de l’événement poétique à la logique algorithmique (Bruno Bachimont, Le sens de la technique : Le numérique et le calcul) ? Que devient le corps (du personnage, du lecteur, de l’auteur) dans un monde où ses extensions techniques (Leroi-Gourhan, Le Geste et la parole) externalisent toujours davantage ses fonctions cognitives dans des artefacts médiatiques (McLuhan, Understanding Media – The Extension of Man) et des réseaux numériques et modifient nos pratiques culturelles, plongés comme nous le sommes dans un « milieu technicien » (Jacques Ellul, Le système technicien) en transformation rapide ? La littérature dite augmentée retranche-t-elle quelque chose au déploiement de l’imaginaire ou bien ouvre-t-elle le champ du littéraire ? Que dire dès lors des frontières du littéraire face à la logique transmédiatique qui pousse les auteurs à explorer et investir de nouveaux dispositifs et de nouvelles scènes de l’écriture ? Peut-on réellement parler d’une technologisation qui serait le propre de l’écriture contemporaine sachant que toute écriture est toujours déjà technique ?

La fiction américaine contemporaine explore ces questions. Après avoir republié des essais de Karl Kraus en anglais pour soutenir sa critique des nouveaux médias, Jonathan Franzen a composé un roman tragique sur la presse dite traditionnelle et les menaces que constituent pour elle l’Internet et les nouveaux lanceurs d’alerte (Purity). De son côté, Joshua Cohen a tenté l’expérience d’une écriture romanesque en direct, intitulée PCKWCK, en référence aux Pickwick Papers de Dickens pour démontrer l’accélération du temps médiatique à l’âge digital. Dave Eggers a conçu une forme de société panoptique de l’ère numérique dans The Circle. D’autres écrivains usent des nouvelles structures médiatiques pour forger des dispositifs narratifs inédits : réinterprétation du roman épistolaire sous la forme d’une plateforme inspirée de Booking.com dans Hotels of North America de Rick Moody, invention d’une forme littéraire courte équivalente aux tweets (la tweet-nouvelle « The Black Box » de Jennifer Egan, d’abord tweetée sur le compte du New Yorker). 2043, une fiction spéculative de Kim Stanley Robinson (2012) nous permet d’envisager la vie humaine après la catastrophe écologique, et l’avènement de puissantes intelligences artificielles et de la colonisation du système solaire grâce à la terraformation. De son côté, Richard Powers nous propose dans The Overstory (2018), une réflexion sur notre relation aux arbres dans un monde toujours plus technicisé. Annihilation, de Jeff Vandermeer (2014), est un roman d’ "éco-horreur" où l’atténuation de la frontière entre l’humain et le non-humain est imaginée à l’aune des biotechnologies contemporaines. Plus généralement, on pourra se demander dans quelle mesure la littérature américaine s’empare-t-elle de la question technologique à partir des grands mythes fondateurs de l’Amérique même en tant qu’ancien creuset de l’innovation militaro-scientifique (Haraway, Cyborg Manifesto) ?

 

Les présentations pourront être données en français ou en anglais, et avoir trait aux sujets suivants :

 

Fiction et transhumanisme

Littérature, technique, médecine et éthique

Eugénisme

Fiction et biotechnologies

Littérature et responsabilité

Les écrivains et leurs comptes Twitter

La critique des nouveaux médias dans la fiction

Média, technologie et capital, néolibéralisme

La presse, le lanceur d’alerte

Internet et totalitarisme

Visage et face (Facebook)

Accélération, hypervitesse et temps narratif

Mimesis et société de transparence

Addition et narration

Lecture et pulsion de connexion

Langue littéraire et langages numériques

Exposition, exhibition

Fiction et disruption

Ecriture, pornographie et « sans contact »

Innovation technologique et écologie

 

Les propositions (250-500 mots), accompagnées d’une courte biographie, doivent être envoyées à :

 

beatrice.pire@sorbonne-nouvelle.fr

pierre-louis.patoine@sorbonne-nouvelle.fr

arnaud.regnauld@univ-paris8.fr

 

La date limite d’envoi des propositions est fixée au 1er juillet 2019.

 

Les propositions seront soumises à une évaluation en double aveugle par le comité scientifique, et les auteurs seront notifiés du résultat de leur candidature avant le 15 juillet 2019.

 

 

Comité d’organisation

 

Arnaud Regnauld (Université Vincennes Saint-Denis Paris 8)

Béatrice Pire (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

Pierre-Louis Patoine (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

 

Ce colloque est une initiative commune de l’université Paris 8 (EA 1569 – Transferts critiques et dynamique des savoirs) et de la Sorbonne Nouvelle (EA 4398 PRISME – Groupe 19-21 Modernités critiques).



[1] L’innovation à l’épreuve de la philosophie, Paris : PUF, 2018.

[2] ProtocolHow Control Exists after Decentralization, Cambridge : The MIT Press, 2004.

[3] Quand le monde s’est fait nombre, Paris : Stock, 2016.

[4] « Faith-based technology. That’s what it is. Another god » Don DeLillo, Zero K, New York : Scribner, 2016, p. 9. 

[5] Obsolescence de l’homme (1956). Paris : Ivréa, 2002.

[6] Jürgen Habermas, L’avenir de la nature humaine : vers un eugénisme libéral ? Paris : Gallimard, 2015.

[7] La société de transparence, Paris : PUF, 2017.

Jean Starobinski, Jean-Jacques Rousseau, La transparence et l’obstacle, Paris : Gallimard, 1976. 

La littérature dans la peau — 13 et 14 juin 2019

Enjeux, imaginaires et pratiques du tatouage littéraire

Colloque International

La littérature dans la peau
Enjeux, imaginaires et pratiques du tatouage littéraire

Jeudi 13 et Vendredi 14 juin 2019 

Musée d’Art et de d’Histoire de Saint Denis
22 Bis rue Gabriel Péri
93200 Saint-Denis

 


 

Jeudi 13 juin 2019

 

9h00 Accueil
9h15 Ouverture

 

Session1 présidée par Estelle Murail, Institut Catholique de Paris.

 

9h30-9h55
Pamela K Gilbert, University of Florida, USA.
Cosmopolitan Skin : Tattoos and Thomas Hardy’s A Laodicean.
10h00-10h25
Estelle Bédée, Université Paris Nanterre, France.
Peaux marquées en littérature : esthétique de la révélation au XIXe

 

- Pause -

 

11h15-11h40
Clémence Mesnier, Université de Bourgogne Franche-Comté, France.
Le tatouage, une chirurgie du temps : Sang d’encre de Stéphanie Hochet.
11h45-12h10
Caroline Marie, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, France.
“All Shadows of the Universe Multiplied Deep in My Skin” : Virginia Woolf Tattooed.

 

- Pause déjeuner -

 

Session 2 présidée par Séverine Letalleur-Sommer, Université Paris Nanterre
14h00-14h25
Elyse Semerdjian, Whitman College, Washington, USA.
Traumas and Silences in Grandma’s Tattoos.
14h30-14h55
Vincent Vives, Université Polytechnique Hauts-de-France, Valenciennes, France.
La trace et l’archive : reproduction de la disparition. Remarques autour d’un écrit poétique.

 

- Pause -

 

15h30-15h55
Nataliya Tchermalykh, The Graduate Institute, Genève.
Tattooing Poetry in the Gulag : Political and Literary Imperatives.


 

Vendredi 14 juin 2019

9h00 Accueil
9h30 Ouverture

Session 3 présidée par Sara Thornton, Université Paris Diderot

9h30-9h55
Gemma Angel, University of Oxford, UK.
The Tattoo is Not a Text : On the Perils of “Reading the Body”.
10h00-10h25
Nawelle Lechevalier-Bekadar, Université Rennes 2, France.
La plume-lame de Brian Evenson : rituel d’une écriture au scalpel.

- Pause -

11h15-11h40
Caitlin Hortert, University of Montana Western, USA.
Tattoos as a Social Commentary on Past and Penance in Young Adult literature.

- Pause déjeuner -

Session 4 présidée par Morgan Labar, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
14h00-14h25
Amandine Mercier, Université Artois, France.
Tatouages et nudités dans Stills IV et V de Kris Verdonck : dénudage et ré-écriture de la condition humaine.
14h30-14h55
Marie Bouchet, Université Toulouse II, France.
The SKIN Project by Shelley Jackson : The Tattooed Text as a “Mortal Work of Art”.

- Clôture -


 

Entrée libre avec inscription préalable auprès des organisatrices : 

 

La Traduction, au carrefour de la Littérature Comparée et de la Linguistique Contrastive — 8 et 15 juin 2019

La Traduction, au carrefour de la Littérature Comparée et de la Linguistique Contrastive

 

Symposium organisé par

Université Paris 8 Vincennes St. Denis

Università degli Studi di Firenze

University of California Berkeley

 

Samedi 8 juin, Florence (Villa Finaly) Samedi 15 juin, Paris (MSH Nord)

 

Langues de communication : anglais, français, italien

 

Ce Symposium de deux jours vient en clôture d’une semaine intensive en Traduction, Littérature et Linguistique organisée à l’initiative de l’Université Paris 8 en partenariat avec les universités de Florence et UC Berkeley où les enseignants-chercheurs et étudiants de Master et Doctorat des trois universités auront mené une réflexion commune et multilingue sur la traduction en tant que croisement entre deux systèmes linguistiques, la langue-source et la langue-cible, deux cultures, deux écritures, et sur le rôle du traducteur en tant que lecteur-auteur, ou intermédiaire entre un premier auteur et d’autres lecteurs.

Le Symposium dédié à cette même thématique permettra d’élargir la discussion au-delà de celle amorcée au cours de la semaine intensive, en réunissant des spécialistes de Traduction, Littérature et Linguistique de six pays, dont les chemins ne se seraient vraisemblablement pas croisés sans cette volonté de redécouvrir la traduction à travers ses dimensions interdisciplinaires.

Ayant contribué durant l’année à une série de traductions par équipes bi- ou trilingues grâce à la plateforme TraduXio, les étudiants qui ont participé à cette expérimentation occuperont une place centrale dans ces échanges, en nous faisant partager, par des questions de méthodologie, d’interprétation, d’expression, leur prise de conscience, éveillée par l’expérience de la traduction collaborative, de la multiplicité des interprétations et choix possibles en traduction.

 

Pour télécharger le programme : https://bigfiles.univ-paris8.fr/r03sv

Participation libre et gratuite sur simple inscription auprès des organisateurs (si jamais le lien ne fonctionnait pas, envoyez "REGISTER for Translation Symposium" avec votre nom et prénom ainsi que la/les date(s) qui vous intéresse(nt) à <daniel.henkel@univ-paris8.fr>)

Appel à contributions - Colloque - Les genres en anglais de spécialité - 5 et 6 décmbre 2019

« Les genres en anglais de spécialité : définitions, méthodologies
d’analyse et retombées pédagogiques »

Appel à contributions / Call for papers (scroll down for English version)
Colloque international, 5 et 6 décembre 2019, Université Paris 8


 

L ́analyse de genre est un sujet clé en anglais de spécialité. Elle trouve son origine dans la linguistique systémique fonctionnelle de Michael Halliday (1985) ainsi que dans les travaux de John Swales (1990) qui l ́a adaptée à la langue de spécialité. Selon Del Hymes (1962), un genre est un « événement de communication » (« communicative event ») qui peut être reconnu grâce à des traits caractéristiques. Une fonction particulière (scientifique, technique, idéologique, officielle, ...) et des conditions spécifiques caractéristiques d ́un échange verbal donnent naissance à un type de production verbale relativement stable d ́un point de vue thématique, compositionnel et stylistique, qui est facilement reconnu par les hommes qui le lisent : article de journal, interview ou biographie (Mikhaïl Bakhtine 1984 : 285) par exemple. Pour J. Swales (1990 : 46), tous les textes appartenant à un même genre ont les mêmes buts communicatifs et des stratégies semblables en ce qui concerne la structure et les choix lexicaux et grammaticaux. Divers auteurs adoptent une perspective ethnographique : Vijay Bhatia (1993 : 13) et Jean-Paul Bronckart (1996 : 111) soutiennent que chaque genre est lié à une communauté précise qui l ́a créé et qui a défini la façon dont il devait être organisé.

Les chercheurs essaient maintenant de décrire ce que J. Swales (2009 : 6) désigne par « genres cachés » (« occluded genres ») : « those that are hidden and out of sight to all but a privileged and expert few ». Jean-Michel Adam a beaucoup travaillé sur la définition des types de textes et insiste sur l ́importance d ́analyser les genres spécifiques et les sous-genres (2001 : 19). John Flowerdew & Alina Wan (2006) décrivent les caractéristiques des lettres de calcul d ́impôt (tax computation letters) ; Anne Magnet et Didier Carnet (2006) ont fait de même pour les lettres aux éditeurs.
Ce colloque se propose de s’intéresser aux genres spécialisés. Il s’agira d’une part de se reposer la question de leur définition en s’attachant à leur degré de spécialisation ainsi qu’aux méthodologies d’analyse, et d’autre part d’étudier les retombées didactiques. Comment caractériser les genres cachés (occluded genres) ? Quels genres sont spécialisés et quelle méthode peut-on utiliser pour les analyser ?

Peut-on utiliser ces recherches dans des cours destinés à des spécialistes d’autres disciplines ? Dans quelle mesure, la formation des futurs ingénieurs par exemple serait enrichie par l’étude de la rédaction de textes procéduraux en anglais, un type de document qu’ils auront certainement à lire ou à rédiger dans leur vie professionnelle ? On peut également penser à l’importance des articles scientifiques ou des conférences scientifiques ou aux autres types de textes liés aux différents domaines spécialisés (économie, droit, art, journalisme, médecine,...) dont l’étude par les apprenants serait un atout certain pour leur carrière. Il est possible d’étendre le champ de recherche à la Fiction à Substrat Professionnel (FASP), qu’elle soit écrite ou visuelle, et à ses retombées pédagogiques.

Modalités de soumission :
Les propositions de communication sont à adresser en anglais ou en français conjointement à margaux.coutherut@univ-paris8.fr et gwen.le-cor@univ-paris8.fr pour le 20 septembre 2019. Elles comporteront un résumé d’environ 300 mots, un titre, une notice biographique et les coordonnées des intervenants.

Comité d’organisation :
Margaux Coutherut, Université Paris 8, TransCrit : margaux.coutherut@univ-paris8.fr
Gwen Le Cor, Université Paris 8, TransCrit : gwen.le-cor@univ-paris8.fr

Bibliographie :

ADAM, J.-M. (2001) Types de textes ou genres de discours ? Comment classer les textes qui disent de et comment faire ? Langages. Volume 35. N° 141. 10-27.

BAKHTINE, M. (1984) Esthétique de la création verbale. Paris : Gallimard.

BHATIA, V. (1993) Analysing Genre : Language Use in Professional Settings. Londres : Longman.

BRONCKART, J. P. (1996) Activité langagière : textes et discours. Pour un interactionnisme socio-discursif. Paris : Delachaux et Niestlé.

FLOWERDEW, J. & WAN, A. (2006) Genre Analysis of Tax Computation Letters : How and why Tax Accountant Write the Way they Do. English for Specific Purposes. Volume 25. 133-153.

HALLIDAY, M. A. K. (1985) An Introduction to Functional Grammar. Londres : Arnold.

HYMES, D. (1962) The Ethnography of Speaking. Dans GLADWIN, T. & STURTEVANT, W.C. (eds.) Anthropology and Human Behavior. Washington : The Anthropological Society of Washington. 13-53.

MAGNET, A. & CARNET, D. (2006) Letters to the Editor : Still Vigorous after all these Years ? A Presentation of the Discursive and Linguistic Features of the Genre. English for Specific Purposes. Volume 25. 173-199.

SWALES, J. (1990) Genre Analysis. English in Academic and Research Settings. Cambridge : Cambridge University Press.

SWALES, J. (2009) World of genre – metaphors of genre. Dans BAZERMAN, C., BONINI A. & FIGUEIREDO, D. (eds.) Genre in a Changing World. Fort Collins, CO : WAC Clearinghouse and Parlor Press. 3-16.


« Genres in English for Specific Purposes : definitions,
methodologies of analysis and pedagogical interests »

International Symposium, 5-6 December 2019, Paris 8 University

Genre analysis is a key issue in English for Specific Purposes. It originated in systemic functional linguistics, initiated by Michael Halliday (1985) and in John Swales’ work (1990), who adapted it to Language for Specific Purposes. For Dell Hymes (1962), a genre is a "communicative event" which can be recognised thanks to characteristic features. A specific function (scientific, technical, ideological, official, ...) and specific conditions that are characteristic of a verbal exchange give birth to a verbal production that is relatively stable from a thematic, compositional and stylistic point of view and that is easily recognised by those who read it : newspaper articles, interviews or biographies (Mikhaïl Bakhtine 1984 : 285) for example. For J. Swales (1990 : 46), all the texts that belong to the same genre have the same communicative goals and have similar strategies concerning both their overall structure and the lexical and grammatical choices that were made. Various authors adopt an ethnographic perspective : for both Vijay Bhatia (1993 : 13) and Jean-Paul Bronckart (1996 : 111), genres are linked to the community that created them and defined the way they are organised.

Researchers are now trying to describe what J. Swales (2009 : 6) calls "occluded genres" : "those that are hidden and out of sight to all but a privileged and expert few". Jean-Michel Adam worked on the definition of text types and insists on the importance of analysing specific genres and subgenres (2001:19). John Flowerdew & Alina Wan (2006) characterized tax computation letters ; Anne Magnet & Didier Carnet (2006) did the same for letters to the editor.

This symposium invites papers on specialized genres, focusing on their definition and degree of specialization, as well as on methodologies of analysis, or on their potential didactic impact. How can we characterize “occluded genres” ? Which genres are specialized and what method can we use to analyse them ? Can we use this research in the classroom ? How might the training of future engineers, for example, be improved by the study of how procedural texts are written (a type of document that they will certainly have to read or write in their professional life) ? We can also think about the importance of scientific articles or conferences or other types of texts linked to diverse specialized domains (Economics, Law, Arts, Journalism, Medicine, ...) whose study by learners would surely be an asset for their career. We also welcome papers on FASP (Fiction à Substrat Professionnel), in its written or visual form, as well as on its pedagogical value.

Submission Guidelines :
Please submit your 300 word abstract for September 20th 2019. Proposals should be addressed to both margaux.coutherut@univ-paris8.fr and gwen.le-cor@univ-paris8.fr, and should include a title, as well as biographies and contact information.

Organisation Committee :

Margaux Coutherut, Université Paris 8, TransCrit : margaux.coutherut@univ-paris8.fr
Gwen Le Cor, Université Paris 8, TransCrit : gwen.le-cor@univ-paris8.fr

Bibliographie :

ADAM, J.-M. (2001) Types de textes ou genres de discours ? Comment classer les textes qui disent de et comment faire ? Langages. Volume 35. N° 141. 10-27.

BAKHTINE, M. (1984) Esthétique de la création verbale. Paris : Gallimard.

BHATIA, V. (1993) Analysing Genre : Language Use in Professional Settings. Londres : Longman.

BRONCKART, J. P. (1996) Activité langagière : textes et discours. Pour un interactionnisme socio-discursif. Paris : Delachaux et Niestlé.

FLOWERDEW, J. & WAN, A. (2006) Genre Analysis of Tax Computation Letters : How and why Tax Accountant Write the Way they Do. English for Specific Purposes. Volume 25. 133-153.

HALLIDAY, M. A. K. (1985) An Introduction to Functional Grammar. Londres : Arnold.

HYMES, D. (1962) The Ethnography of Speaking. Dans GLADWIN, T. & STURTEVANT, W.C. (eds.) Anthropology and Human Behavior. Washington : The Anthropological Society of Washington. 13-53.

MAGNET, A. & CARNET, D. (2006) Letters to the Editor : Still Vigorous after all these Years ? A Presentation of the Discursive and Linguistic Features of the Genre. English for Specific Purposes. Volume 25. 173-199.

SWALES, J. (1990) Genre Analysis. English in Academic and Research Settings. Cambridge : Cambridge University Press.

SWALES, J. (2009) World of genre – metaphors of genre. Dans BAZERMAN, C., BONINI A. & FIGUEIREDO, D. (eds.) Genre in a Changing World. Fort Collins, CO : WAC Clearinghouse and
Parlor Press. 3-16.

CFP Traduire la littérature numérique 16 et 17 janvier 2020

Translating E-Lit ? / Traduire la littérature numérique ?

Appel à contributions / Call for papers (scroll down for English version)

Colloque international (16-17 janvier 2020, Université Paris 8, France) / International Conference (Jan. 16 and 17, 2020, Paris 8 University, France)

Comité scientifique / Scientific Committee

Philippe Bootz, Paris 8 University

John Cayley, Brown University

Maria Mencia, Kingston University

Søren Pold, Aarhus University

Manuel Portela, University of Coimbra

Arnaud Regnauld, Paris 8 University

Gabriel Tremblay-Gaudette, UQÀM 

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Traduire la littérature numérique ?

La traduction en tant que processus constituera le point focal de ce colloque. En effet, dès lors que l’on aborde la traduction comme un processus plutôt que comme un produit, il convient de considérer les œuvres traduites comme appartenant à un ou plusieurs réseaux, contextes et cultures traductologiques. La traduction est un concept qui permet de proposer un nouvel éclairage sur les échanges et les différences spécifiques à la culture littéraire numérique contemporaine. La culture littéraire numérique mobilise plusieurs types d’opérations : elle présuppose la traduction interlinguistique, mais aussi des échanges qui ressortissent à des problématiques traductologiques au sens large : échanges entre interfaces, médias, codes, institutions, perspectives culturelles, pratiques artistiques et archives. En outre, les textualités numériques partagent un certain nombre de caractéristiques au sein d’environnements omniprésents. De fait, les processus de traduction conduisent à considérer des pratiques créatives qui se situent au-delà du champ strictement littéraire. 

 

L’un des concepts dominants dans le domaine des humanités numériques consiste à appréhender la technologie comme un médium partagé, et de fait universel. En d’autres termes, les plateformes logicielles et les langages de programmation signifieraient la même chose, de la même façon, et ce quelque soit le contexte linguistique et culturel. En principe, cette universalité propre à la technologie implique la promesse d’une communication transparente et universelle permettant une parfaite compréhension mutuelle. Cette approche n’est pas nouvelle : à la mystique de Walter Benjamin qui, en 1923, pensait la traduction à partir d’une langue commune d’avant Babel (« La tâche du traducteur »), répondait le fantasme scientifique de Warren Weaver qui envisageait la traduction comme un simple problème cryptographique dans un texte de 1955. Cependant, on est loin de la vérité : le code et la programmation ne font qu’ajouter des strates de complexité à la communication technologique entre cultures et pays. Ce que l’on entend par « code » « langue » ou « langage », « plateforme » ou encore « médium » et autres termes apparentés, diffère selon les contextes culturels et linguistiques. Qui plus est, la manière dont les technologies numériques s’intègrent à et s’illustrent à travers diverses cultures et littératures numériques en Europe et dans les Amériques diffère encore plus nettement.

 

C’est à travers l’étude et la problématisation du processus de traduction sous ses divers aspects qu’il s’agira de comprendre de manière systématique les multiples variables en jeu dans ce que l’on désigne comme la littérarité numérique. Afin d’éclairer les spécificités du processus traductif, on pourra se concentrer sur quatre axes distincts, mais néanmoins complémentaires : Traduction(inter-langues), Transcodage(traduction entre le langage machine et les langues naturelles), Transmédialité (traduction entre différentes modalités médiales) et Transcréation (la traduction entendue comme une pratique créative partagée) avec une attention particulière aux tropes électroniques.

 

Date limite de soumission : Nov. 15, 2019

Merci de déposer vos propositions (200-500 mots) au format PDF sur Easychair : https://easychair.org/conferences/?conf=elitrans2 

Publication
 : un e-book avec comité de lecture sera publié à l’issue du colloque. 

Contact : Alban Leveau-Vallier : albanlv@gmail.com

 

Ce colloque s’inscrit dans le prolongement du projet soutenu par la FMSH/Mellon Foundation “Translating Electronic Literature : A Transatlantic Program in Collaborative Digital Humanities” (2017-2018). Il est ouvert à toutes et à tous. 

 

 

Translating E-Lit ?

 

The main focus of this conference will be translation as process, rather than as a mere product, which will prompt us to apprehend translated works as belonging to one or several networks, contexts and translational cultures. In short, translation is a concept that throws new light onto the exchanges and differences pertaining to contemporary digital literary culture. Contemporary digital literary culture mobilizes multiple operations : it involves translation across languages, but includes circulations characteristic of other translational issues at large : exchanges between interfaces, media, codes, institutions, cultural perspectives, artistic and archiving practices. In turn, digital forms of textuality share a certain number of aspects within ubiquitous environments, which means that translational processes will lead us to consider creative practices that stand beyond the traditional field of literature. 

One of the dominant concepts of digital humanities is that of technology seen as a shared, indeed universal, medium. In other words, software platforms and programming languages would invariably have the same meaning across different cultures. In principle, the universality of technology offers the promise of universal communication and perfect mutual understanding. However, nothing could be farther from the truth : code and programming add layers of complexity to technological communication across cultures and countries. There is nothing new to this approach though : in 1923, Walter Benjamin apprehended translation from the concept of a pure, pre-Babelian language (“The Task of the Translator”) while Warren Weaver envisaged it as a mere problem in cryptography in a 1955 essay. The meaning of such notions as “code,” “language,” “platform,” “medium,” and other similar terms, differs across linguistic and cultural contexts. Furthermore, the way digital technologies have become embedded and translated in specific digital cultures and literatures in Europe and the Americas differs even more. It is by studying and problematizing translation as a process in its various aspects that we will achieve a systematic understanding of the manifold and entangled variables at play in digital literariness.

In order to highlight the specificities of the translational process, we encourage participants to explore four distinct and yet complementary perspectives : Translinguistic translation (between languages), Transcoding (translation between machine readable code and human readable text), Transmedial translation (translation between medial modalities), and Transcreation (translation as a shared creative practice) with a specific focus on electronic tropes.

Deadline for submissions : Nov. 15, 2019

Please log in to Easychair to upload your abstracts in PDF format (200-500 words) : https://easychair.org/conferences/?conf=elitrans2

 
Publication : a peer-reviewed e-book publication of the proceedings will be forthcoming.

There is no registration fee for this conference.

Contact : Alban Leveau-Vallier : albanlv@gmail.com

This conference will be the concluding event of the following program : “Translating Electronic Literature : A Transatlantic Program in Collaborative Digital Humanities” (2017-2018)” supported by the FMSH/Mellon Foundation. There is no fee for this conference. 

 

Bibliographie / Bibliography

Abrioux, Yves & Regnauld, Arnaud (dir.), Translating E-Lit. URL : http://www.bibliotheque- numerique-paris8.fr/fre/notices/168448-Translating-E-Literature-=-Traduire-la-litt&eacute-rature- num&eacute-rique.html, January 2015.

Andersen, Christian Ulrik & Søren Bro Pold. 2014. ’Post-Digital Books and Disruptive Literary Machines : Digital Literature Beyond the Gutenberg and Google Galaxies’. Formules 18 : 164–83.

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Benjamin, Walter. 2002. ’Selected Writings : 1913-1926’. In The Task of the Translator, edited by Marcus Bullock and Michael W. Jennings, 1:253–63. Cambridge, MA : The Belknap Press of Harvard University Press.

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Cayley, John. "Grammalepsey : An Introduction," Electronic Book Review (ebr), August 5, 2018. http://electronicbookreview.com/essay/grammalepsy-an-introduction/

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-------- “Reading the Code between the Words : The Role of Translation in Young-hae Chang Heavy Industries’s Nippon.” Dichtung Digital, 2007. https://web.archive.org/web/20110127195928/http://dichtung-digital.mewi.unibas.ch/2007/Pressman/Pressman.htm

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Regnauld, Arnaud. “Beyond the Cybernetic Loop : Redrawing the Boundaries of E-lit Translation.” Erica Lima (dir.), Tradução na Era Digital : Avanços e Desafios, Belford Roxo, Rio de Janeiro : Editora Transitiva, 2018, p.183-204.

Regnauld, Arnaud & Vanderhaeghe, Stéphane. “afternoon, a story de Michael Joyce : vers une hypertraduction ?”, Traduire à plusieurs / Collaborative Translation, Enrico Monti & Peter Schnyder (dir.), Orizons, Paris, 2018, p.399-412.

Valarini, Oliver, Elide. “Creative Translation, Transcreation or Simply Translation. How Can Literature Be Translated.” Translation Studies Journal, 1(1), 2005-01-01, https://escholarship.org/uc/item/8hg1f9b5

Woetmann, Peter-Clement, Ursula Andkjær Olsen, Martin Campostrini, Jonas Fritsch, Ann Luther, Petersen, Søren Bro Pold, & Allan Thomsen Volhøj. 2012. The Poetry Machine. Digital. http://www.inkafterprint.dk/?page_id=45.